La Semaine européenne de la vaccination (SEV) a été lancée ce lundi, avec un objectif clair : protéger les jeunes générations contre les maladies infectieuses. Organisée par le Ministère de la Santé et Santé publique France, cette édition 2026 met particulièrement l’accent sur les adolescents et jeunes adultes, en élargissant les recommandations vaccinales contre les infections à papillomavirus humains (HPV) et les méningocoques.
Des vaccins élargis pour une génération mieux protégée
Parmi les principales nouveautés du calendrier vaccinal 2026, la vaccination contre les HPV est désormais proposée gratuitement aux collégiens en classe de 5e, et étendue à tous les jeunes jusqu’à 26 ans. Une mesure visant à réduire les risques de cancers liés à ces infections, comme celui du col de l’utérus. Selon les dernières données, 61,6 % des jeunes filles de 15 ans et 46 % des garçons du même âge ont reçu une première dose en 2025, une hausse significative par rapport à 2024.
Face à la recrudescence des infections invasives à méningocoques, les autorités sanitaires ont également renforcé leur stratégie. Les vaccins contre les méningocoques ACWY et B deviennent obligatoires pour les enfants nés après 2023, et un rattrapage est prévu pour les 2 à 24 ans. Pourtant, les couvertures vaccinales restent insuffisantes chez les adolescents : seulement 17,1 % des 11-14 ans et 7,9 % des 15-24 ans sont vaccinés contre les méningocoques ACWY.
Une adhésion globale, mais des disparités persistantes
Si 80 % des adultes se déclarent favorables à la vaccination, une légère baisse de l’adhésion est observée en 2024 par rapport à 2021 (84 %). Les disparités socio-économiques jouent un rôle : les personnes avec un niveau d’éducation élevé et une situation financière stable sont plus enclines à se faire vacciner.
Un appel à la mobilisation collective
« La vaccination est un acte de solidarité », rappelle le Ministère de la Santé. Alors que la couverture vaccinale contre la rougeole atteint 95,5 % pour la première dose chez les nourrissons, les autorités appellent à ne pas relâcher les efforts pour éliminer cette maladie. « Chaque dose compte », insiste Santé publique France, qui encourage les professionnels de santé et les citoyens à vérifier leur statut vaccinal pendant cette semaine de sensibilisation.
